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Santé

Retrouvez les résultats du dernier prélèvement des eaux de la Maine (Agence Régionale de Santé - Pays de la Loire): Contrôle sanitaire des eaux de baignade du 15 juillet 2014


LA QUALITE DE L’EAU DE BAIGNADE ET LA SANTE

La natation dans des sites surveillés où l'eau est conforme aux valeurs réglementaires ne présente pas de risque. Pour les compétitions de triathlon, le contrôle des eaux de baignade fréquentées est obligatoire et assuré par les services sanitaires des unités territoriales des agences régionales de santé (UT-ARS). Les résultats d'analyses des eaux de baignade doivent être affichés sur le site de la compétition. Renseignez-vous !
La qualité chimique de l'eau de baignade, est généralement stable. Sauf cas exceptionnel (pollution par déversement accidentel, par exemple), elle ne présente donc pas de danger pour la santé lors de la pratique de la baignade.
En revanche, une qualité dégradée de l'eau peut conduire à des affections de santé, le plus souvent bénignes, par contact cutané ou compte tenu de la possibilité d'ingérer ou d'inhaler de l'eau.

La pollution microbiologique

La pollution microbiologique des eaux de baignade est essentiellement d'origine fécale. Les eaux usées provenant des habitations, les déjections des animaux et les effluents d'élevages rejetés dans le milieu et qui pollueraient des sites de baignades, peuvent être la cause d'une mauvaise qualité de l'eau.
La pluie peut également provoquer des débordements des ouvrages de collecte et de traitement des eaux usées ou des ruissellements importants sur des surfaces souillées.
Les troubles de santé liés à la qualité microbiologique de l'eau sont généralement bénins (ex : gastro-entérites, affections de la sphère ORL).

Les leptospires (eau douce)

Dans le cas de la baignade en eau douce, les mammifères sauvages (principalement les rongeurs), ou domestiques (bétail, chiens, ...) représentent un risque particulier lorsqu'ils sont infectés par une bactérie : la leptospire. Cette bactérie est susceptible de provoquer chez l'homme une maladie appelée Leptospirose mais dont l'évolution est généralement favorable avec un traitement adapté.

Les amibes

En rivière, en aval de rejets d'eaux chaudes d'installations industrielles, la température élevée de l'eau favorise le développement d'amibes dont certaines peuvent être à l'origine de pathologies affectant le cerveau. Il s'agit toutefois de cas très rares et, à ce jour, aucun n'a été recensé en France.

Le dermatite des nageurs ou la "puce du canard"

Dans les plans d'eau, on retrouve parfois des parasites portés par les oiseaux d'eau (notamment les canards) et qui se développent lorsque la température de l'eau est assez élevée (à partir de 25°C). Ces microorganismes provoquent des dermatites pouvant provoquer des démangeaisons importantes mais qui sont généralement bénignes.

Les algues microscopiques

Dans les eaux de mer comme dans les eaux douces, les conditions d'ensoleillement et de température, mais aussi la composition de l'eau, peuvent favoriser la prolifération d'algues microscopiques (phytoplancton ou algues planctoniques) qui sont responsables de phénomènes "d'eaux colorées", vertes, rouges ou brunes. Parmi ces algues, certaines génèrent des toxines qui peuvent provoquer à certaines concentrations des troubles de santé, dont la gravité varie selon les espèces d'algues présentes.

La prévention passe par le respect des recommandations des services locaux et spécialement des mesures d’interdiction de baignade dans les eaux douces.
Il est rappelé qu’il ne faut pas se baigner en cas de lésions cutanées.

En cas de troubles de la santé après une baignade, il convient de signaler à son médecin traitant son activité de natation en eau douce (le temps d'incubation des différentes maladies sont variables du jour même à une vingtaine de jours).

Pour en savoir plus lire ci-après


La pollution microbiologique

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Origine

Les sources de pollution microbiologiques sont issues notamment de mauvais raccordements d'habitations au réseau d'assainissement, de débordements des réseaux d'eaux usées, de rejets de station d'épuration d'eaux résiduaires et du ruissellement sur les sols lors des pluies importantes. L'existence de dispositifs d'assainissement autonome défectueux dans certaines zones d'habitation, mais aussi la pollution diffuse apportée par les rejets mal maîtrisés des zones d'élevages, en particulier par temps de pluie, constituent des causes de pollution microbiologique L'impact des rejets sur une zone de baignade dépend de divers facteurs : quantité de pollution rejetée, éloignement du point de rejet par rapport à la zone de baignade permettant une certaine auto-épuration des rejets, caractéristiques de la dispersion des rejets des courants marins.

Conséquences sur la santé

Le contact avec des germes pathogènes au-delà d'une certaine concentration peut entraîner des pathologies de la sphère oto-rhino laryngée, de l'appareil digestif (gastro-entérite) ou des yeux. La baignade en eau polluée augmente le risque d'apparition de troubles de santé. Ce risque dépend du niveau de contamination de l'eau par des germes pathogènes, mais aussi de l'état de santé du baigneur lui-même et de ses pratiques (durée de la baignade, immersion de la tête,…).

Conseils sanitaires

La prévention consiste à : Baignez-vous dans des zones contrôlées, informez-vous auprès des autorités locales sur la qualité de l'eau (les analyses doivent être affichées à proximité du site de baignade) et renseignez-vous sur les sources de pollution potentielle (nature du rejet, emplacement).

Les leptospires (eau douce)

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Origine

De nombreuses espèces de leptospires, sont présentes dans l'environnement, mais toutes ne sont pas pathogènes. Les germes responsables de la maladie sont des bactéries (leptospires) portées par certains animaux infectés qui les rejettent dans leurs urines. Les leptospires sont présents dans les eaux douces et les berges boueuses. Beaucoup de mammifères sauvages ou domestiques, principalement les rongeurs, (rats, bétail, chiens, ...) peuvent être infectés et constituent les principaux disséminateurs de leptospires. La leptospirose, maladie d’origine animale, transmissible à l’homme, se transmet essentiellement par voie indirecte, lors de baignades en eau douce. Les leptospires pénètrent dans l'organisme par l'intermédiaire de plaies, de lésions cutanées ou par les muqueuses. La contamination par voie digestive (absorption d'aliments souillés par les urines d'animaux malades) est exceptionnelle.

Conséquences sur la santé

En France, on dénombre environ 600 à 800 cas de leptospirose par an. La maladie affecte surtout dans les territoires d'Outre-Mer (1/2 à 2/3 des cas). En métropole, la leptospirose est principalement recensée du mois de juillet au mois de septembre-octobre dans le Sud-ouest, le centre Ouest et l'Est de la France. Le pourtour méditerranéen est peu concerné. A l'origine, la leptospirose était surtout connue comme la maladie professionnelle des égoutiers. Elle touche aussi les professions en contact avec les animaux infectés (éleveurs, agriculteurs, vétérinaires, personnels des abattoirs). Il s'agit d'une maladie infectieuse se présentant sous différentes formes. L’une d’entre-elle est une fièvre ictéro-hémorragique traduisant une atteinte du foie et des reins. L'évolution de la leptospirose est habituellement favorable moyennant l’emploi d’un traitement antibiotique adapté.

Toutefois, les formes graves nécessitent une prise en charge hospitalière et peuvent conduire dans des cas exceptionnels au décès. Du fait des mesures d'hygiène prises dans la plupart des professions exposées et de la vaccination contre l'une de ses formes, la leptospirose devient de plus en plus une maladie liée aux loisirs aquatiques en eau douce : 60 % des cas concernent des personnes non exposées professionnellement.

Conseils sanitaires

La prévention passe par le respect des recommandations des services locaux et spécialement des mesures d’interdiction de baignade dans les eaux douces. Il est rappelé qu’il ne faut pas se baigner en cas de lésions cutanées.

En cas de fièvre après une baignade, il convient de signaler à son médecin traitant son activité de natation en eau douce (le temps d'incubation de la maladie est de 4 à 19 jours, en moyenne 10 jours).

Pour en savoir plus, consultez le Centre national de référence des leptospires et le site Internet de l'Institut Pasteur. (www.pasteur.fr)

Les amibes

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Origine

Les amibes sont des microorganismes présents dans tous les compartiments de l’environnement. Elles apprécient les milieux humides, spécialement les eaux douces chaudes dont la température s’échelonne de 25°C à 40°C. Parmi toutes les espèces d'amibes libres, peu sont dangereuses pour l'homme. Parmi ces dernières, on trouve l'espèce Naegleria fowleri. Les eaux chaudes rejetées en aval d’installations industrielles, notamment les centrales électriques, peuvent favoriser le développent des amibes. Les rejets et milieux concernés font l'objet d'une surveillance particulière. La pratique de la baignade peut présenter un risque sanitaire lorsqu’elle s’effectue dans un milieu à risque qui contiendrait de forts taux d'amibes et lorsque le baigneur inhale des gouttelettes d’eau. Le risque est en relation avec la concentration d’amibes pathogènes dans l’eau. Ce sont particulièrement les enfants qui sont les cibles privilégiées des amibes.

Conséquences sur la santé

La contamination s’effectue par inhalation : l’amibe pénètre à travers la muqueuse nasale dans le cerveau puis s’y développe. La maladie provoquée par Naegleria Fowleri (Nf) est une amibiase qui se traduit par une inflammation du cerveau (méningo-encéphalite). Les symptômes les plus courants sont des maux de tête, des malaises, des convulsions, une somnolence et parfois une agitation anormale. La maladie est très rare mais peut être mortelle en l’absence de diagnostic. Depuis 1967, au total, seulement 196 cas de méningo-encéphalites ont été recensés dans le monde, tous n’étant pas liés à la baignade dans des milieux contaminés. A ce jour, aucun cas n’a été déclaré en France. Cela est vraisemblablement dû au fait que les concentrations relevées dans l'environnement étaient faibles. On observe depuis une dizaine d’années une recrudescence et une extension des foyers épidémiques de dermatite des nageurs (DN) sur l’ensemble des pays d’Europe, et au cours de la dernière décennie passée (1990-2000), deux ou trois épisodes ont été répertoriés en France.

Le dermatite des nageurs ou la "puce du canard"

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Origine

La dermatite des nageurs, (improprement appelée " puce du lac ") est due à la pénétration à travers la peau des nageurs des larves " nageuses ", appelées cercaires de certains parasites. Ces larves infestant certains oiseaux et certains mollusques. Les conditions printanières et estivales semblent favoriser l'extension du phénomène parasitaire.

Conséquences sur la santé

La dermatite du nageur est une affection cutanée passagère pouvant être à l’origine d’allergies. Cette affection généralement bénigne, même si la réaction est souvent violente.
La dermatite se manifeste aussitôt après la baignade par des picotements aux points de pénétration des larves. Peu après, apparaissent sur la peau de petites plaques rouges et des vésicules qui persistent cinq à quinze jours sans laisser de traces, mais qui peuvent provoquer des démangeaisons importantes. Ces éruptions sont localisées sur les parties du corps non couvertes par les maillots de bain. A l’occasion d’une nouvelle exposition, les lésions peuvent être accentuées par une réaction d'hypersensibilité (phénomène d’allergie).

Conseils sanitaires

Pour lutter contre la dermatite du nageur, aucune mesure de protection individuelle destinée à empêcher la pénétration cutanée des larves n'a été réellement validée. L'utilisation d'un répulsif entrant dans la composition de certains produits anti-moustiques aurait une action contre les larves. Pour réduire les risques, la prise d’une douche après la baignade, le séchage vigoureux du corps avec une serviette après le bain diminuerait les risques. Il semble, en effet, que les larves restent quelque temps à la surface de la peau avant d’y pénétrer.
En cas d'apparition des symptômes de la dermatite des nageurs, il est conseillé de consulter un médecin ou de se rendre dans une pharmacie pour recevoir un traitement symptomatologique adapté : application locale de pommades anti-inflammatoire (dermocorticoïdes) ou, en cas de surinfection, d'acide fusidique. Ces traitements entraînent une régression rapide des lésions. La pause de glace sur les zones touchées, dès l'apparition des premiers signes, procure un soulagement immédiat.

Les algues microscopiques

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Origine

En mer comme en eau douce, on observe parfois des phénomènes d’eaux colorées, vertes, rouges ou brunes communément appelés « fleurs d’eau » ou « blooms algaux ». Ces phénomènes sont liés à la prolifération d’algues microscopiques (ou phytoplancton) qui se développent en fonction des caractéristiques de l’eau (quantités de sels nutritifs, azote et phosphore, température, …).
Certaines zones de baignade en mer ou en eau douce à certaines périodes de l’année, sont particulièrement propices au développement du phytoplancton. Parmi toutes les espèces de phytoplancton, certaines produisent des toxines pouvant être à l’origine de troubles de santé pour les baigneurs, la toxicité étant fonction de la quantité de toxines produites.
Pour évaluer le risque, quand une eau de baignade change soudainement de couleur un comptage des cyanobactéries et dans certains cas un dosage de toxine (dont le résultat est généralement exprimé en quantité de microcystine LR) est effectué.

Surveillance

Les ARS participent au recueil d'informations sur la présence de cyanobactéries dans les sites de baignade en eau douce.
En mer, la surveillance des phénomènes de prolifération d'algues est effectuée grâce au Réseau Phytoplanctonique (REPHY) mis en place depuis 1984 par l’IFREMER (Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la MER). Les données du REPHY peuvent, le cas échéant, être complétées par celles acquises par divers organismes de recherches, laboratoires universitaires, ou institutions non directement impliqués dans les processus réglementaires, comme par exemple le CERBOM (Centre d’Etudes et de Recherches de Biologie et d’Océanographie Médicale en Méditerranée).
En savoir plus : www.ifremer.fr

Conséquences sur la santé

En eau de mer, les blooms sont souvent spectaculaires mais peu d’entre eux présentent des risques pour la baignade. La toxicité concerne surtout les coquillages filtreurs qui peuvent alors devenir impropres à la consommation. (la pêche à pied).
En eau douce, les risques sont liés à la présence de toxines libérées par les algues de la famille des cyanobactéries (souvent appelées algues bleues). Celles-ci se développent en particulier dans les eaux peu profondes, tièdes, calmes et riches en nutriments.
Selon leurs types, les toxines sont, à certains seuils, susceptibles d'être à l'origine de troubles somatiques de nature et d'intensité variables tels que des gastro-entérites aiguës, voire des atteintes neurologiques. Ces troubles surviennent à la suite d'une ingestion ou éventuellement de l'inhalation d'eau contaminée.

Conseils sanitaires

Respectez les interdictions de baignade pouvant être prises localement sur la base des analyses de cyanobactéries.


Lexique

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Accréditation : Démarche mise en œuvre par un laboratoire d’analyse intégrant des procédures, des outils, des matériels d'analyse permettant d’obtenir un agrément officiel reconnaissant la qualité et la fiabilité des résultats d’analyses. Cette accréditation est délivrée par un organisme indépendant le Comité Français d’Accréditation (COFRAC) et fait l’objet périodiquement d’un réexamen.
Agences régionales de santé (ARS) : Les agences régionales de santé, créées en avril 2010, sont des établissements publics de l’État à caractère administratif. Elles sont placées sous la tutelle des ministres chargés de la santé, de l’assurance maladie, des personnes âgées et des personnes handicapées. Elles sont notamment chargées de la mise en œuvre du contrôle sanitaire des eaux, notamment des eaux de baignades. Cette mission était auparavant confiée aux Directions Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS).
Amibes : Etres vivants de très petite taille (taille comprise entre 30 et 500 micromètres) et que l'on retrouve dans les eaux douces ou salées ainsi que les sols humides.
Antalgique : Médicament destiné à lutter contre la douleur.
Anthropique : Lié à l'activité humaine.
Antihistaminique : Médicament préconisé dans le traitement des allergies.
Assainissement autonome : Dispositif de traitement des eaux usées destiné à des particuliers. En général un assainissement autonome traite les eaux usées d'une ou de quelques habitations et se compose le plus souvent d'une fosse septique suivie d'un épandage souterrain par drain.
Assainissement collectif : Dispositif de traitement des eaux usées d'une collectivité. Il s'agit souvent d'un réseau d'égouts suivi d'une station d'épuration d'eaux résiduaires.
Bactérie : Organisme vivant de taille microscopique.
Caractéristiques physiques d'une zone : Ensemble des informations décrivant l'environnement naturel et les aménagements des sites de baignade.
Cataracte : Trouble de la vision lié à une altération du cristallin, dont l'origine peut être un traumatisme ou une inflammation oculaire.
Cercaire : Etat de développement de certains parasites permettant leur pénétration dans l'organisme humain.
Chimio-prophylaxie : Traitement médical préventif par des substances chimiques.
Chloramines : Composé issu de la réaction du chlore avec la matière organique. Les chloramines peuvent, selon leurs teneurs dans les eaux, irriter les yeux et les muqueuses.
Choc anaphylactique : Etat de choc lié à un empoisonnement ou une allergie pouvant conduire à l'asphyxie ou à un arrêt cardiaque.
Coliformes, coliformes fécaux, coliformes totaux : Groupe de bactéries indicateur de l'état de salubrité d'une eau de mer ou de coquillages. Ces germes sont présents dans les intestins des animaux à sang chaud et leur présence dans l'eau en grand nombre révèle souvent une contamination par des excréments ainsi que la présence possible d'autres germes pathogènes porteurs de maladies.
Conchylicole : Se dit d'un secteur où sont cultivés des coquillages (huîtres, moules, palourdes,...).
Contamination fécale : Contamination de l'eau par des excréments.
Contrôle sanitaire : Contrôle réalisé par les Agences régionales de santé pour protéger la santé publique. Il s'agit de vérifier de façon régulière la qualité de l'eau de baignade, pour contrôler sa conformité aux normes fixées.
Dermatose : Maladie de la peau.
Dermocorticoïde : Traitement pour la peau à base de corticoïde.
Déshydratation : Etat correspondant à un apport insuffisant d'eau à l'organisme.
Directive européenne : Texte édicté à l'échelon européen et qui est intégré dans les lois et règlements de chaque pays membre. A titre d'exemple, la directive européenne n° 76/160 relative à la qualité des eaux de baignade, a été traduite en droit français dans le code de la santé publique.
DOM : Département d'Outre Mer (Guyane, Réunion, Guadeloupe, Martinique).
Dynophysis : Algue toxique pouvant se retrouver dans certains coquillages.
Escherichia coli (E. coli) : Germe de la famille des coliformes fécaux, indicateur d'une contamination de l'eau par des excréments.
Eau conforme : Eau respectant les limites de qualité fixées par la réglementation.
Eaux usées : Les eaux usées domestiques se composent des eaux vannes d'évacuation des toilettes, des eaux ménagères d'évacuation des cuisines et salles de bains.
Emissaire de rejet : Se dit d'une canalisation rejetant dans le milieu naturel des eaux pluviales ou des substances parfois polluantes.
Entérocoques : Germes présents dans les intestins des animaux à sang chaud. Leur présence dans l'eau en nombre élevé est un indicateur d'une contamination de l'eau par des excréments ainsi que la présence possible d'autres germes porteurs de maladies.
Envenimation ou envenimement : Empoisonnement par du venin.
Etat physiologique : Etat de l'organisme.
Fièvre ictéro-hémorragique : Fièvre associée à des hémorragies du foie.
Fréquentation instantanée : Nombre de baigneurs présents de façon simultanée sur un site de baignades.
Germes : Microorganismes pouvant provoquer une maladie.
Germes témoins de contamination fécale : Les germes témoins de contamination fécale regroupent les coliformes totaux, les coliformes fécaux et les streptocoques fécaux. Ce sont des germes banaux qui ne sont pas directement pathogènes mais qui constituent des indicateurs de la présence d'autres germes pathogènes pour l'homme. La présence de ces bactéries dans l'eau est révélatrice d'une pollution d'origine fécale.
Gisement : Emplacement où se trouvent et vivent des coquillages.
Hémolytique : Propriété caractérisant la destruction des globules rouges du sang.
Hydrocarbure : Composé contenant essentiellement du carbone et de l'hydrogène utilisé comme source d'énergie, mais pouvant représenter une pollution de l'environnement.
Hydrocution : Etat de choc pouvant conduire à une syncope cardio-respiratoire lors d'une immersion brutale dans l'eau.
Hyperthermie : Elévation excessive de la température corporelle pouvant avoir des conséquences graves sur la santé.
Hypothermie : Abaissement excessif de la température corporelle pouvant avoir des conséquences graves sur la santé.
Indicateur : Elément qui décrit la qualité d'une eau de baignade.
Kératite : Inflammation de la cornée.
Laboratoire agréé : Laboratoire d'analyse de l'eau qui dispose de qualifications reconnues pour déterminer les teneurs en microorganismes et éléments chimiques présents dans les échantillons d'eau.
Leptospires : Bactérie responsable d'une maladie appelée leptospirose.
Mélanome : Forme grave de cancer de la peau.
Mesures curatives : Ensemble des mesures techniques (mesures anti-pollution) ou administratives (interdictions, .) visant à faire en sorte qu'une eau de baignade de mauvaise qualité redevienne conforme aux limites de qualité en vigueur.
Métaux lourds : Désigne un ensemble de métaux, de forte densité, souvent d'origine industrielle comme le mercure, le plomb ou le cadmium, qui peuvent se fixer dans la chaîne alimentaire et provoquer à certaines concentrations et à long terme des pathologies du système nerveux ou sanguin.
Méthodes d’analyses normalisées : Ensemble de procédures, d'outils et de matériels respectés strictement par les laboratoires pour analyser la qualité d'une eau. Ces méthodes sont dites normalisées parce qu'elles sont reconnues comme fiables et standardisées.
Micropolluant : Substance considérée comme polluant l'environnement et présente en très petites quantités.
Mytilisme : Intoxication alimentaire par les moules.
Nécrose : Destruction de cellules vivantes.
Neurotoxines : Substances toxiques pour le système nerveux. Certaines algues appelées cyanobactéries peuvent être neurotoxiques.
Parasite : Organisme animal ou végétal qui pendant une partie de son existence se nourrit de substances produites par un autre être vivant sur lequel ou dans les tissus duquel il vit, lui causant un dommage.
Pathogène : Qui engendre une maladie.
PCB : Substance Poly-Chloro-Biphényles.
Pédiluve : Petit bassin placé à l'entrée d'une piscine et destiné à la désinfection des pieds des baigneurs.
Phénols : Substances polluantes essentiellement d'origine industrielle.
Phytoplanction toxique : Micro-organisme aquatique végétal de type algal pouvant produire des substances toxiques.
Point invariant : Se dit d'un point lorsque les contrôles sont réalisés systématiquement au même lieu.
Points de prélèvements : Lieu précisément identifié sur un site de baignade où sont réalisés des contrôles réguliers de la qualité de l'eau. Ces points de prélèvements doivent être représentatifs de la qualité de l'eau du site.
Pollution diffuse : Pollution qui s'observe de façon différée dans le temps et l'espace. En général cette pollution provient d'une zone étendue.
Pollution microbiologique : Pollution de l'eau par des germes.
Procédure de déclaration : La loi et la réglementation prévoient que tout point de baignade aménagé par une commune ou un gestionnaire privé doit être déclaré à la mairie selon des règles précises. Le préfet est notamment destinataire du dossier justificatif accompagnant cette déclaration.
Protozaires : Micro-organisme animal présent dans l'eau pouvant être à l'origine de certaines maladies.
Réseau unitaire : Réseau d'égouts collectant ensemble les eaux usées et les eaux pluviales.
Septicémie : Etat infectieux caractérisé par le passage de bactéries dans le sang en grandes quantités et de façon répétée.
Service Santé-Environnement : Service de l'Agence régionale de santé chargé de mettre en oeuvre les politiques de l'Etat dans les questions de santé liées à l'état de l'environnement (ex. : eau, air, hygiène alimentaire, ...).
Sphère ORL (oto-rhyno-laryngologique) : Ensemble composé des systèmes nasal, auriculaire et du larynx.
STEP : Station d'épuration : installation recevant les eaux usées issues du réseau d'égouts et assurant le traitement de celles-ci avant le rejet dans l'environnement.
Streptocoques fécaux : Germes présents dans les intestins des animaux à sang chaud. Leur présence dans l'eau en nombre élevé est un indicateur d'une contamination de l'eau par des excréments ainsi que la présence possible d'autres germes porteurs de maladies.
Substances tensio-actives : Groupe de substances contenues notamment dans les détergents et les lessives et dont les propriétés chimiques permettent de retenir les saletés comme les graisses.
Syndrome fébrile : Ensemble de signes révélateurs de fièvre.
T.B.T. : Tri Butyl Etain, composé toxique utilisé dans les peintures anti-salissures des carènes de bateau, qui peut se retrouver dans certains coquillages filtrants.
Temps d’incubation : Délai nécessaire entre la contamination et l'apparition des premiers symptômes d'une maladie.
Thermorégulation : Mécanisme biologique de maintien de la température corporelle à un niveau régulier adéquat.
Toxine : Substance toxique produite par certaines bactéries.
Urticant : Dont la piqûre ou le contact produit une démangeaison, semblable par exemple à la sensation de piqûre d'ortie.
Valeurs guides : Valeurs de qualité de l'eau correspondant à des concentrations en germes en dessous desquelles une eau est considérée comme conforme. Au dessus de ces valeurs, l'eau peut être classée comme de qualité moyenne, voire non conforme.
Valeurs impératives : Valeurs de qualité de l'eau correspondant à des concentrations en germes au-delà desquelles une eau est considérée comme non conforme.
Vésicule : Petit réservoir membraneux.
Virus : Microorganisme infectieux à structure bien définie, invisible au microscope optique.